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Stage pré-emploi : l’INFAS prépare des améliorations pour les prochaines cohortes
Jeudi 01 Janvier 2026
Stage pré-emploi : l’INFAS prépare des améliorations pour les prochaines cohortes
Stage pré-emploi : l’INFAS prépare des améliorations pour les prochaines cohortes
L’Institut National de Formation des Agents de Santé INFAS CI Officiel , en collaboration avec l’Agence Française de Développement (AFD), a organisé, ce lundi 12 octobre 2026 à Yamoussoukro, un atelier consacré au bilan de la première cohorte du stage pré-emploi de qualification des diplômés d’État de la session 2024.
Cette rencontre, qui se tient sur deux jours (12 et 13 octobre 2026), vise à évaluer les résultats obtenus, à identifier les difficultés rencontrées et à formuler des recommandations pour améliorer la mise en œuvre des prochaines cohortes.
À l’ouverture des travaux ce lundi, la directrice générale de l’INFAS, la professeure Méliane N’Dhatz-Ebagnitchié épouse Sanogo, a souligné l’importance de ce dispositif dans le renforcement des compétences des nouveaux diplômés en sciences infirmières, en maïeutique et dans les autres filières de santé concernées.
Selon elle, le stage pré-emploi répond à une difficulté rencontrée par les diplômés après leur formation initiale : le délai d’attente avant leur recrutement ou leur affectation dans la fonction publique, période durant laquelle certaines compétences pratiques peuvent progressivement s’affaiblir faute d’exercice professionnel régulier.
« Après l’obtention du diplôme d’État, il y a un temps de latence avant que les affectations des étudiants soient effectuées. Or, l’apprentissage doit être répété, et certains étudiants risquent de perdre certaines de leurs qualifications », a-t-elle expliqué.
La directrice générale a précisé que le stage permet aux bénéficiaires d’intégrer les structures sanitaires afin de consolider leurs acquis théoriques et pratiques, de développer leur confiance et de mieux appréhender les réalités du terrain, notamment dans les zones confrontées à un déficit de personnel de santé.
Environ 3 000 bénéficiaires pour la première cohorte
Au cours de son intervention, la professeure Méliane N’Dhatz-Ebagnitchié épouse Sanogo a indiqué qu’environ 3 000 diplômés avaient bénéficié du stage pré-emploi dans le cadre de la première cohorte, sur près de 10 000 diplômés concernés. Pour la deuxième cohorte, les effectifs devraient atteindre environ 8 000 bénéficiaires, sur une population estimée à 12 000 diplômés.
Elle a également relevé que la participation au stage dépasse le nombre de bénéficiaires ayant reçu une prime, précisant que, selon ses estimations, près de 82 % des étudiants concernés auraient effectué un stage en tenant compte de ceux qui n’ont pas bénéficié de cette allocation.
Pour la responsable de l’INFAS, cette immersion professionnelle permet aux jeunes diplômés de mieux se préparer à leurs futures responsabilités.
« Avec ce stage pré-emploi de consolidation, les étudiants consolident eux-mêmes leurs performances. Nous pensons qu’ils sont mieux aguerris pour affronter leurs pratiques professionnelles, puisqu’ils doivent maintenant être affectés définitivement », a-t-elle déclaré.
Des insuffisances à corriger dans la formation pratique
L’évaluation de cette première cohorte doit également permettre de relever les insuffisances observées sur le terrain et d’en tirer des enseignements pour adapter les méthodes d’apprentissage.
La directrice générale a expliqué que les observations des encadreurs et des responsables des structures sanitaires peuvent contribuer à identifier les compétences qui nécessitent un renforcement au cours de la formation initiale.
À titre d’exemple, elle a évoqué la prise en charge de l’hémorragie du post-partum, une complication obstétricale qui nécessite une bonne maîtrise des gestes professionnels.
